Le réveil des constructeurs fut long et difficile, mais tous aujourd'hui prennent la mesure de l'impact environnemental (et aussi marketing) des solutions alternatives. Plusieurs voies sont explorées. La plus avancées aujourd'hui technologiquement (puisque commercialisée) étant l'hybride avec Toyota qui propose une vrai gamme hybride électrique-essence et d'un autre coté PSA qui prépare un hybride-diesel.
Je vais commencer par l'électrique-diesel qui pour moi (et pour d'autres) ne tient pas la route selon un schéma économique très simple. Les moteurs diesel actuels polluent beaucoup, ce qui explique en partie le surcoût par rapport à un moteur essence car il faut le dépolluer. Ces techniques ont un coût. Dans les années à venir, les normes euro5 et US Bin 5 vont contraindre les constructeurs à augmenter considérablement leurs coûts de R&D pour continuer à dépolluer leurs moteurs diesel, surcoût auquel il faudrait ajouter celui de l'hybridation.
Passons maintenant à l'électrique-essence.Depuis 1997 Toyota commercialise la Prius, un modèle à propulsion hybride électrique-essence qui vaut la peine de s'y intéresser. En 2004, la 2ème mouture de la Prius arrive, encore plus aboutie, plus convaincante, en un mot: meilleure. Depuis la gamme s'est élargie, notamment chez Lexus (marque luxe de Toyota) avec le Rx400h (4x4), la Gs450h (type Peugeot 607) et bientôt la Ls600h (limousine).
L'avantage de cette technique c'est que l'hybridation est complètement invisible pour l'utilisateur. L'utilisation de la voiture au quotidien est identique à celle d'une voiture normale. L'électronique se chargeant de la gestion du fonctionnement entre les moteurs électrique et thermique.
Prenons l'exemple de la Gs450h.
La voiture est équipé d'un moteur thermique normal (v6 3.5L de 296ch) et d'un moteur électrique (650v pour 200ch). Imaginez la dans votre garage. Il est l'heure de partir au travail. Vous sortez la voiture en mode électrique, ce qui évite de réveiller les enfants de polluer votre gazon. Dans le quartier, zone 30. Toujours à l'électricité vous avancez dans un silence seulement troublé par le régime de ralenti du V6 qui monte en T°. Passé 40km/h, le moteur essence prend le relais sans que l'on s'en rende compte et en même temps, vous rechargez les batteries électriques. Vous Prenez a nationale évidemment bouchonnée par quelques camions. Pas de problème, pédale au plancher, a puissance instantanée du moteur électrique s'ajoute à celle du V6 et voilà le dépassement terminé. Arrivé au travail en ville, les derniers ralentissements sont effectués grâce à la fée électricité, et vous arrivez détendu sur le parking. Au final, votre voiture consomme en moyenne 8.9L/100km et rejette 186g de Co2/km. Soit des données de la catégorie inférieure (type Laguna) pour des performances et un agrément de la catégorie supérieur (Mercedes S).
C'est vraiment pour moi la meilleure solution actuellement... Bien sûr, cette solution aujourd'hui est satisfaisante mais bientôt il faudra trouver mieux. Et mieux, on sait déjà faire, avec la pile à combustible encore au stade expérimental et le 100% électrique. Voyons celui ci de plus près.
Actuellement, 2 modèles se disputent la vedette: la venturi Fetish et la tesla. Ces 2 voitures sont propulsées par des batteries Lithium Ion.

La Tesla

La Fetish
Les avantages du 100% électrique sont nombreux. Silence de fonctionnement, puissance instantanée, zéro pollution, coût de l'énergie faible et variable en fonction du moyen de recharge (panneaux solaires...).
Ces 2 voitures, malgré tout, sont à vocation sportive, ce qui peut surprendre si on se rappelle les Saxo électriques de la Poste. Ici, l'avantage de l'électricité vient du fait que la puissante est disponible de suite et sur une très large plage d'utilisation. Parfait pour une utilisation sportive. Un moyen de démontrer que le plaisir de conduire peut s'apprécier différemment.
Mais bien sûr, il y a aussi les mauvais cotés. En 1er lieu, le prix, qui freinera la plupart des acheteurs. La tesla est estimée à environ 100k€ et la venturi coûte elle 540k€. Ces prix électrisants voir foudroyants sont dus aux coûts élevés des batteries.
Ensuite, parmi les inconvénients, on trouve le poids. Le pack de batterie pèse environ 350 à 400kg contre 120kg. Si la voiture veut rester dans la normale, il lui faut recourir à des matériaux exotiques comme une coque en carbone pour la Venturi.
Autre soucis, le ravitaillement. Chez Tesla, on parle de 3h30 pour un plein mais sur une prise 70A et non 16A. Du coup, pour recharger ailleurs que chez vous, faudra le prévoir à l'avance. D'autant que l'autonomie (comptez 300km) n'est pas non plus ce qu'il se fait de mieux.
Comme on peut le voir, le tout électrique reprend des couleurs en ce moment et apporte une réelle réponse aux problèmes de pollution et d'énergie, mais il lui reste encore bien des obstacles à franchir avant qu'on puisse parler de distribution grand public.
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